Archives par mot-clé : Grec

Novità dai manoscritti greci nelle collezioni della Biblioteca Universitaria di Bologna

Séance du 15 octobre 2026 du séminaire Manuscrits en Méditerranée, par Giuseppe De Gregorio (Alma Mater Studiorum – Università di Bologna).

Bologna, BU, 2293

Le osservazioni che si presentano in questa sede nascono da una indagine ricavata da una più vasta ricognizione sul patrimonio manoscritto in greco custodito nelle biblioteche della città di Bologna, quale è stata avviata a partire dall’autunno 2019. La Biblioteca Universitaria di Bologna conta attualmente 76 manoscritti greci (non suddivisi in fondi, ma ordinati topograficamente), ai quali si aggiungono sette frammenti conservati nella Carpetta 596. HH. 7. Di questi 83 pezzi in totale, 38 provengono dal patrimonio dei Canonici Regolari del San Salvatore di Bologna o Agostiniani del San Salvatore (della famiglia dei Canonici Lateranensi), mentre 19 manoscritti, di cui uno compreso tra i frammenti, fanno parte della collezione del Conte Generale Luigi Ferdinando Marsili (1658-1730) – altri due frammenti, non identificati nel catalogo settecentesco, provengono dalla raccolta libraria di questo comandante militare al servizio dell’imperatore absburgico Leopoldo I nonché ingegnere e appassionato di scienze naturali. Sette sono i manoscritti di provenienze isolate, da eruditi e personalità legate alla vita culturale e spirituale della città – due mss. dal dono di papa Benedetto XIV (1675-1758), uno rispettivamente dalle sillogi dei professori nell’Università di Bologna Lorenzo Legati (1605-1675) e Ovidio Montalbani (1601-1671), uno dalla biblioteca dello storico bolognese Giovanni Fantuzzi (1718-1799), altri due dalla collezione alchemica Caprara (XVII/XVIII secolo). Oltre a un manipolo di testimoni manoscritti di provenienza attualmente non verificabile, si annoverano ulteriori quattro codici frutto di un’unica azione sul mercato antiquario alla vigilia dell’ingresso dell’Italia nel secondo conflitto mondiale (1940). La Biblioteca ha finora digitalizzato complessivamente 49 di questi manoscritti greci.

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Les manuscrits de la Sainte-Anastasie Pharmakolytria : aperçu de la collection et éléments pour une histoire de la bibliothèque à la lumière d’une étude matérielle d’ensemble

Paola Biagi (EPHE, IRHT-CNRS, Università di Bologna)
Le monastère de Sainte-Anastasie Pharmakolytria est refondé, autour de 1522, par le futur archevêque de Thessalonique, Théonas. Sa bibliothèque – dont il semble se doter dès la refondation – compte aujourd’hui plus d’une centaine de manuscrits de langue grecque, dont la majorité est dispersée dans plusieurs bibliothèques de l’Europe et du monde.

Après avoir fixé quelques jalons de l’histoire de ce monastère, on examinera cette collection manuscrite d’un point de vue quantitatif, afin d’en donner une impression d’ensemble portant, notamment, sur ses contenus. On s’arrêtera également sur un aspect particulier de ce patrimoine : la présence de deux épitomés profanes, composés par deux moins « Anastasiotes ».

Contextuellement, on analysera quelques éléments paléographiques et codicologiques (notes de possessions et de donation, sceaux, colophons, reliures, restaurations) ainsi que textuels – récoltés à la suite d’une première consultation de l’ensemble du corpus – qui permettent, à l’état actuel de la recherche, de rattacher un manuscrit à la Sainte-Anastasie, mais surtout de commencer à en reconstruire l’histoire, ainsi qu’ à avancer des hypothèses sur l’usage de livres et sur les intérêts de sa communauté monastique à l’époque post-byzantine.

Dans une bibliothèque monastique post-byzantine

Le colloque “Dans une bibliothèque monastique post-byzantine. Contenus, restaurations, traces d’histoire” se tiendradu mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026 au campus Condorcet. Il est organisé par Paola Biagi (EPHE, IRHT – Università di Bologna), Matthieu Cassin (IRHT, CNRS) et Giuseppe De Gregorio (Università di Bologna).

Présentation scientifique

Le panorama d’ensemble sur les bibliothèques grecques post-byzantines (XVe-XVIIIe siècles) s’enrichit peu à peu d’études sur des centres de plus en plus connus (les monastères de l’Athos et des îles des Princes), mais aussi sur d’autres qui ont fait l’objet de recherches plus récentes (Dousikou et Sainte-Anastasie Pharmakolytria).

Le présent colloque s’inscrit dans le contexte des travaux en cours sur la bibliothèque de Sainte-Anastasie Pharmakolytria et naît de la volonté de tenter de premières comparaisons. La nature comparative de cet enjeu nous a conduits à choisir un type particulier de bibliothèque post-byzantine, les bibliothèques monastiques, observées selon un angle également délimité : les contenus (nature et ampleur) de ces collections, ainsi que leurs usages.

Le colloque accueillera des interventions centrées sur le patrimoine de bibliothèques spécifiques, étudiées d’un point de vue à la fois qualitatif et quantitatif, afin d’en mettre en évidence les particularités dans une perspective comparative.

Plus précisément, la description analytique de la nature de ces patrimoines (manuscrits, documents, imprimés) et de leurs caractéristiques (forme et datation des livres, contenus, langue, provenance, rareté des textes, etc.), ainsi que la mise en rapport numérique relative de ces matériaux et données au sein d’une même bibliothèque, permettra de comparer entre elles ces collections, en dégageant spécificités, ressemblances et différences.

D’autre part, les aspects matériels liés aux activités de la communauté monastique sur ses propres livres (restaurations, reliures, etc.), ainsi que les données qui éclairent un moment de l’histoire d’une bibliothèque (par exemple l’acquisition, à un moment donné, d’un ensemble de manuscrits de même type ou de contenu similaire) constitueront également des points de comparaison féconds dans la perspective plus large de l’histoire des bibliothèques et de l’histoire intellectuelle des communautés monastiques grecques dans l’Empire ottoman.

Programme

Mardi 13 octobre 2026 –XVe-XVIe siècle

13h30 – Accueil des participants

15h45 – Pause

17h45 – Clôture de la 1re journée

Mercredi 14 octobre 2026 – XVIIIe siècle

9h15 – Ouverture de la 2e journée et reprise des travaux

11h – Pause

13h – Clôture

Organisation pratique 

Localisation

Campus Condorcet
Bât. Recherche Nord rez-de-chaussée, salle 0007
14, cours des Humanités, 93322 Aubervilliers

Suivre à distance

https://tinyurl.com/3ts5t2j7

Un intreccio di mani. Dai marginalia alla tradizione testuale di un manoscritto urbinate

Séance du 7 mai 2026 du séminaire Manuscrits en Méditerranée, par Maria-Angela Carfora (Università degli Studi di Urbino Carlo Bo)

Il contributo si concentra sull’analisi del manoscritto Urbinas graecus 89, che ha consentito di delinearne con maggiore precisione i caratteri codicologici, paleografici e filologici. I risultati emersi offrono nuovi elementi per la sua collocazione cronologica e materiale, nonché per una più precisa definizione del contesto di produzione e per la sua valutazione all’interno della tradizione tucididea.

Urb. gr. 89, f. II: Indice in greco e in latino realizzato da Leone Allacci
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Les œuvres de Jean Bekkos et leur tradition manuscrite : mise à jour des données Pinakes

Mon projet postdoctoral « Dans l’atelier du patriarche unioniste Jean XI Bekkos : recueils d’auteur, doubles rédactions et tradition manuscrite de ses œuvres » (Université de Padoue, 2023-2025) est né et s’est développé en étroite corrélation avec la base de données Pinakes. Textes et manuscrits grecs. Ce projet, qui s’est terminé au mois d’octobre 2025, visait à mener une enquête préliminaire et inédite sur la production littéraire de Jean XI Bekkos (ca 1225-1297) et sur la tradition manuscrite de ses œuvres, restée jusqu’à maintenant très peu étudiée et insuffisamment valorisée.

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Le palimpseste de Strabon et la restauration du texte de la Géographie

Séance du 8 janvier 2026 du séminaire Manuscrits en Méditerranée, par Didier Marcotte (Sorbonne Université, UMR 8167 Orient et Méditerranée) et Aude Skalli ( TDMAM, CNRS UMR 7297).

La communication porte sur le plus ancien manuscrit de la Géographie de Strabon, copié à la fin du Ve siècle dans une majuscule ogivale inclinée, dont il ne reste aujourd’hui que des lambeaux dans trois codices rescripti de la Biblioteca Apostolica Vaticana (Vat. gr. 2061A et 2306) et de l’abbaye de Grottaferrata (Crypt. A.δ.23). L’analyse et le déchiffrement des 69 folios qui en subsistent (sur les 462 d’origine) constituent un défi particulier, puisque ces témoins ont la particularité d’être doublement palimpsestes et d’avoir subi les effets des réactifs chimiques qui leur ont été appliqués à l’époque de leur redécouverte, à partir du milieu du XIXe siècle.

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Lire, copier, traduire : la rhétorique grecque et sa réception melkite dans la Syrie ottomane

Séance du 18 novembre 2025 du séminaire Manuscrits en Méditerranée, par Stefano Di Pietrantonio (IRHT, IFI, Seeger Center for Hellenic Studies, Princeton).

Frangiskos Skoufos,  Τέχνη ῥητορικῆς (Venise, 1681), page de titre

Presque un millénaire sépare l’apparition du texte qui est au cœur de cet exposé du mouvement de traduction gréco-arabe dont l’apogée se situe à l’époque abbasside. Pourtant, au tournant des XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles, dans le milieu melkite d’Alep, la langue grecque continue d’infuser les savoirs arabes chrétiens. À travers l’étude du Kitāb fī ṣināʿat al-faṣāḥa (De l’art rhétorique), traduction achevée en 1718 par le patriarche orthodoxe d’Antioche Athanāsiyūs III Dabbās (1647-1724) d’un manuel de rhétorique post-byzantin — d’abord anonyme, puis identifié comme la Τέχνη ῥητορικῆς (Téchni ritorikís) de Frangiskos Skoufos (1644-1697), imprimée à Venise en 1681 — cette communication explore un moment méconnu de circulation et de réappropriation intellectuelles dans le Proche-Orient ottoman.

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La tradition manuscrite des œuvres du patriarche Jean XI Bekkos et le traité « Sur ses propres livres »

Séance du 6 mars 2025 du séminaire Manuscrits en Méditerranée, par Francesca Samorì (Université de Padoue).

Jean Bekkos (ca 1225-1297) a joué un rôle de premier plan dans les événements liés à l’union de Lyon : patriarche de Constantinople pendant qu’elle était en vigueur (1275-1282), il a ensuite été condamné et exilé à cause de son soutien à la cause unioniste. Sa vaste production littéraire – jusqu’à présent peu étudiée – se divise donc entre les œuvres écrites pour défendre l’union en tant que patriarche et les œuvres composées en exil après la condamnation, pour tenter de se racheter des accusations dont il avait fait l’objet.

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Annonce de parution : Thibault Miguet, Viatique du voyageur d’Ibn al-Ǧazzār. Histoire du texte grec, de la Sicile à Constantinople, Paris, Classiques Garnier (“Savoirs anciens et médiévaux”, 9), 2024

J’ai le plaisir d’annoncer la parution, chez Classiques Garnier (collection “Savoirs anciens et médiévaux”) de l’ouvrage issu de ma thèse de doctorat soutenue en novembre 2019 à l’EPHE (dir. Brigitte Mondrain).

Composé en arabe au Xe siècle à Kairouan, le Viatique du voyageur d’Ibn al-Ǧazzār est une encyclopédie médicale décrivant les maladies les plus courantes de la tête aux pieds. L’ouvrage a connu une destinée singulière puisqu’il a été traduit en latin, en grec et en hébreu entre le XIe et le XIIIe siècle, cas exceptionnel pour un texte arabe médical. Ce livre fournit la première étude d’ensemble de la traduction grecque, effectuée en Sicile au tournant du XIe-XIIe siècle avant de passer à Byzance où elle a été abondamment lue et recopiée. Après une présentation de de la version grecque et des méthodes de traduction, le livre offre une description des quarante-et-un codices qui représentent la totalité de la tradition jusqu’au XVIe siècle.

 

Plus d’information au lien suivant.