Archives par mot-clé : Colloque

Manuscrits des œuvres de Palamas conservés et copiés pendant la période ottomane (XVIe-XVIIIe siècles) : de sainte Anastasie Pharmakolytria au patriarche Dosithéos, en passant par les Météores et le mont Athos

Antonio Rigo (Università di Venezia)

La communication s’articule autour de deux axes : d’une part, elle présente les manuscrits du XIVe siècle contenant les œuvres de Grégoire Palamas et leur conservation dans certaines bibliothèques monastiques (Sainte-Anastasie Pharmakolytria, les Météores, etc.) à l’époque ottomane ; d’autre part, elle aborde leur utilisation et les copies qui en ont été faites, souvent en vue d’une édition imprimée des œuvres qui n’a jamais vu le jour.

Bibliothèques post-byzantines du Mont Athos aux XVe et XVIe siècles. Les cas des monastères Pantokrator et Iviron

Zisis Melissakis (National Hellenic Research Foundation, Athens)

Pour les bibliothèques athonites le XVe siècle, en tant que première période de l’occupation ottomane du mont Athos, est considéré comme une période de déclin, tandis que, au contraire, au cours du XVIe siècle, on observe des signes importants d’un effort de reprise. Les cas des deux bibliothèques étudiées dans cette communication présentent plusieurs différences, celle du monastère du Pantokrator au XVe siècle étant encore une jeune bibliothèque de quelques décennies, alors que celle du monastère d’Iviron comptait déjà plusieurs siècles d’histoire. Cependant, dans les deux cas, les phénomènes observés aux XVe et XVIe siècles sont communs : négligence et renouveau, avec des efforts de restauration d’anciens volumes, des premiers contacts avec des voyageurs étrangers intéressés par les manuscrits, des pertes, mais aussi un enrichissement par de nouveaux manuscrits et l’acquisition des premiers livres imprimés.

Regards sur l’histoire d’une bibliothèque monastique post-byzantine : le cas du fonds manuscrit dumonastère d’Evanghélistria sur l’île de Skiathos en Grèce

Anna Lampadaridi (HiSoMA-CNRS, Lyon)

Fondé en 1794, le monastère d’Evanghélistria sur l’île de Skiathos (Grèce) possède aujourd’hui une collection de cent-vingt-trois manuscrits grecs. Intimément lié au mouvement des Collyvades, un courant spirituel et monastique né au 18e siècle au Mont Athos, le monastère joua aussi un rôle important pendant la guerre d’indépendance grecque. Au début du 20e siècle, sa bibliothèque comprenait quatre-cent-cinquante imprimés et plus de soixante livres manuscrits. Le présent travail vise à retracer l’évolution du fonds manuscrit du monastère depuis sa fondation et à s’interroger sur les dynamiques qui se trouvèrent à l’origine du mouvement des codices. Nous passerons en revue leur contenu afin de mieux appréhender la logique de constitution de cette collection qui fut en proie aux vicissitudes d’une période des plus tourmentées de l’histoire de la Grèce.

Une petite bibliothèque à l’ombre d’une grande. La collection de la Patmias (1713-1769)

Vassa Kontouma (EPHE, Paris)

En 1713, la fondation de l’École de Patmos s’inscrit dans le vaste mouvement de renouveau de l’instruction religieuse orthodoxe. Adossée au monastère Saint-Jean-le-Théologien et à ses richesses documentaires, cette école n’en choisit pas moins de se doter de sa propre bibliothèque, dont l’inventaire de 1769 permet aujourd’hui de connaître le contenu. La présente communication vise à exposer les spécificités du projet de la Patmias et à éclairer les raisons – tant intellectuelles que pratiques – qui présidèrent à la formation de cette collection singulière, rapidement intégrée à la bibliothèque principale du monastère.

An Ottoman in the Room: Ottoman Documents in Monastic Archives in Greece

Elias Kolovos (National Hellenic Research Foundation, Athens)

This paper presents an overview of the collections of Ottoman documents preserved in monastic archives across Greece, including Mount Athos, Meteora, Thessaly and Mount Olympus, Thrace, the Peloponnese, Salamis, Andros, Patmos, Lesbos, Samos, and Crete. It draws on my joint work with Phokion Kotzageorgis for the Handbook of Ottoman Manuscript Cultures (forthcoming in Brill’s Handbook of Oriental Studies series). As a case study, I focus on my recent joint edition (together with monk Kosmas Simonopetritis) of the Simonopetra Monastery Ottoman Archive, vol. I: The Documents of the Sixteenth Century (Athens, Institute of Historical Research, National Hellenic Research Foundation, Byzantine Research Library 15 / Athonika Symmeikta 14, 2026 [to be printed in September 2026]), examining how the monks preserved these Ottoman documents as precious protective charters safeguarding the monastery’s rights and privileges against an Ottoman administration based on the Islamic Law.

A proposito della legatoria e delle rilegature di manoscritti della Moni Doussikou

Konstantinos Choulis (University of West Attica, Athens)

La presenza di uno scriptorium e di un laboratorio di rilegatura presso il Monastero del Salvatore delle Grandi Porte, noto come Moni Doussikou, sin dall’epoca della sua fondazione (1512/1522) è ampiamente nota e documentata. Si tratta di uno degli scriptoria di produzione libraria più fiorenti e attivi dell’area greca per tutto il periodo post-bizantino fino al XIX secolo. La produzionebibliografica dello scriptorium è accuratamente documentata dalle pubblicazioni di ricercatori
autorevoli come il compianto Dimitrios Z. Sofianos ma anche Fotis Dimitrakopoulos, Maria Politis, Agamemnon Tselikas, Maria Luisa Agati e.a. Dalle loro pubblicazioni è possibile seguire il funzionamento ininterrotto dello scriptorium, l’attività individuale dei monaci nel ruolo di copisti, la circolazione dei testi, nonché i suoi periodi di fioritura o di declino.

Ciò, invece, che non è stato studiato in misura soddisfacente è la produzione del laboratorio di rilegatura, connesso allo scriptorium e, in seguito, alla biblioteca del Monastero. Il fatto che alcuni degli strumenti di rilegatura utilizzati sono giunti fino ai giorni nostri costituisce un grande aiuto per individuare le legature prodotte nel Monastero. Dobbiamo immaginare che l’attività della legatoria
comprendesse, oltre alla rilegatura dei codici copiati nello scriptorium –sia su commissione sia per soddisfare le esigenze del monastero– anche la rilegatura dei manoscritti che giungevano al laboratorio per ἀνακαίνιση, cioè per motivi di restauro da altri monasteri vicini, ad esempio quelli delle Meteore. La circolazione del materiale librario all’interno del Monastero era intensa.

Nel 1882, la biblioteca del Doussiko contava almeno 700 documenti nel proprio patrimonio. In quel momento si ottenne la liberazione della Tessaglia dalle forze turche e quindi la Tessaglia è tornata a far parte del territorio greco. Così, il ministro dell’Istruzione richiese la rimozione, la raccolta e il trasferimento dei manoscritti e dei libri importanti da tutti i monasteri dell’Epiro e della Tessaglia alla biblioteca Nazionale di Atene. Nell’estate dello stesso anno, 532 manoscritti considerati tra i più preziosi della collezione del Doussiko, e 65 incunaboli sono stati trasferiti alla Biblioteca Nazionale di Atene, dove sono conservati ancora oggi. In seguito di quest’operazione governativa, il monastero si ritrovò con una biblioteca che comprendeva appena 123 manoscritti.

La presente ricerca è focalizzata sulle rilegature di questi 123 manoscritti e la frenetica attività di Hatzis Gerasimos Dousikiotis (1790-1866) che ha fornito tutti i manoscritti delle etichette di possesso, tuttora conservati e riconoscibili, ma anche delle sottoscrizioni che riguardano interventi di restauro e di rilegatura di manoscritti.

La Panaghia et la Sainte-Trinité de Chalki : étude comparée de deux bibliothèques monastiques àl’époque moderne

Matthieu Cassin (IRHT-CNRS, Paris)

La Panaghia de Chalki est (re-)fondée à la fin du 15e siècle, mais ne prend son plein développement qu’avec l’arrivée, en 1629, des moines du monastère du Prodrome de Sozopolis. Au contraire, la Sainte-Trinité est (re-)fondée peu avant le milieu du 16e siècle, par le futur patriarche de
Constantinople Métrophane III ; elle acquiert d’emblée une certaine importance. Les modalités de constitution des deux bibliothèques sont assez différentes : s’il s’agit dans les deux cas de bibliothèques monastiques, dont le fond se doit de comprendre au premier chef les livres nécessaires à la pratique liturgique et ascétique, les physionomies de l’une et de l’autre sont assez dissemblables, tant pour les modalités d’acquisition (copie, achat ou dons de livres neufs, ou au contraire de livres anciens), pour les livres privilégiés (livres monastiques vs autres domaines culturels), pour la valeur des manuscrits, la place respective des manuscrits et des imprimés, les activités de copie, de restauration et de reliure, mais aussi pour l’évolution des fonds dans la longue durée. On cherchera donc à dégager les grandes lignes de l’histoire de ces deux bibliothèques et les modèles institutionnels qu’elles dessinent.

Les manuscrits de la Sainte-Anastasie Pharmakolytria : aperçu de la collection et éléments pour une histoire de la bibliothèque à la lumière d’une étude matérielle d’ensemble

Paola Biagi (EPHE, IRHT-CNRS, Università di Bologna)
Le monastère de Sainte-Anastasie Pharmakolytria est refondé, autour de 1522, par le futur archevêque de Thessalonique, Théonas. Sa bibliothèque – dont il semble se doter dès la refondation – compte aujourd’hui plus d’une centaine de manuscrits de langue grecque, dont la majorité est dispersée dans plusieurs bibliothèques de l’Europe et du monde.

Après avoir fixé quelques jalons de l’histoire de ce monastère, on examinera cette collection manuscrite d’un point de vue quantitatif, afin d’en donner une impression d’ensemble portant, notamment, sur ses contenus. On s’arrêtera également sur un aspect particulier de ce patrimoine : la présence de deux épitomés profanes, composés par deux moins « Anastasiotes ».

Contextuellement, on analysera quelques éléments paléographiques et codicologiques (notes de possessions et de donation, sceaux, colophons, reliures, restaurations) ainsi que textuels – récoltés à la suite d’une première consultation de l’ensemble du corpus – qui permettent, à l’état actuel de la recherche, de rattacher un manuscrit à la Sainte-Anastasie, mais surtout de commencer à en reconstruire l’histoire, ainsi qu’ à avancer des hypothèses sur l’usage de livres et sur les intérêts de sa communauté monastique à l’époque post-byzantine.

Dans une bibliothèque monastique post-byzantine

Le colloque “Dans une bibliothèque monastique post-byzantine. Contenus, restaurations, traces d’histoire” se tiendradu mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026 au campus Condorcet. Il est organisé par Paola Biagi (EPHE, IRHT – Università di Bologna), Matthieu Cassin (IRHT, CNRS) et Giuseppe De Gregorio (Università di Bologna).

Présentation scientifique

Le panorama d’ensemble sur les bibliothèques grecques post-byzantines (XVe-XVIIIe siècles) s’enrichit peu à peu d’études sur des centres de plus en plus connus (les monastères de l’Athos et des îles des Princes), mais aussi sur d’autres qui ont fait l’objet de recherches plus récentes (Dousikou et Sainte-Anastasie Pharmakolytria).

Le présent colloque s’inscrit dans le contexte des travaux en cours sur la bibliothèque de Sainte-Anastasie Pharmakolytria et naît de la volonté de tenter de premières comparaisons. La nature comparative de cet enjeu nous a conduits à choisir un type particulier de bibliothèque post-byzantine, les bibliothèques monastiques, observées selon un angle également délimité : les contenus (nature et ampleur) de ces collections, ainsi que leurs usages.

Le colloque accueillera des interventions centrées sur le patrimoine de bibliothèques spécifiques, étudiées d’un point de vue à la fois qualitatif et quantitatif, afin d’en mettre en évidence les particularités dans une perspective comparative.

Plus précisément, la description analytique de la nature de ces patrimoines (manuscrits, documents, imprimés) et de leurs caractéristiques (forme et datation des livres, contenus, langue, provenance, rareté des textes, etc.), ainsi que la mise en rapport numérique relative de ces matériaux et données au sein d’une même bibliothèque, permettra de comparer entre elles ces collections, en dégageant spécificités, ressemblances et différences.

D’autre part, les aspects matériels liés aux activités de la communauté monastique sur ses propres livres (restaurations, reliures, etc.), ainsi que les données qui éclairent un moment de l’histoire d’une bibliothèque (par exemple l’acquisition, à un moment donné, d’un ensemble de manuscrits de même type ou de contenu similaire) constitueront également des points de comparaison féconds dans la perspective plus large de l’histoire des bibliothèques et de l’histoire intellectuelle des communautés monastiques grecques dans l’Empire ottoman.

Programme

Mardi 13 octobre 2026 –XVe-XVIe siècle

13h30 – Accueil des participants

15h45 – Pause

17h45 – Clôture de la 1re journée

Mercredi 14 octobre 2026 – XVIIIe siècle

9h15 – Ouverture de la 2e journée et reprise des travaux

11h – Pause

13h – Clôture

Organisation pratique 

Localisation

Campus Condorcet
Bât. Recherche Nord rez-de-chaussée, salle 0007
14, cours des Humanités, 93322 Aubervilliers

Suivre à distance

https://tinyurl.com/3ts5t2j7

Diocletian, Maxentius and the legal status of Christianity: An interdisciplinary dialogue on rediscovered Tetrarchic and Maxentian legislation

Date and time: Sat 29th Jun 2024, 5:00 pm – 7:00 pm CEST

8am (US West Coast); 11am (US East Coast); 4pm (UK); 5pm (Western Europe); 1am, 30 June (Australian East Coast)

Online Event: A Zoom link will be provided closer to the date.

Link: https://events.humanitix.com/diocletian-maxentius-and-the-legal-status-of-christianity-an-interdisciplinary-dialogue-on-rediscovered-tetrarchic-and-maxentian-legislation

Abstract:

The colloquium will focus on the following recent studies, which recover and reconstruct Diocletianic and Maxentian legislation on the legal status of Christians, including the Tetrarchic persecution, and the toleration granted by Maxentius:

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